Jonathan a été tué !
Un an , il y a un an... Dans la nuit du 30 au 31 mai 2008, Jonathan Vioud partageait une soirée entre amis dans un établissement de nuit de la place chambérienne. Avant que, à la suite d'altercations, le jeune rochettois juste sorti du lieu, ne s'affale quelques minutes plus tard sur le trottoir, victime de coups. Plongé dans le coma, il décédait le 2 juin. Mardi dernier, jour pour jour, amis, famille, membres de l'association Pour Jonathan sont venus se recueillir sur sa tombe, au cimetière de La Rochette. L'occasion pour Georges Vioud de hurler sa colère face à une enquête qui pourrait bien aboutir, un an après, au non-lieu !
"Je me battrai jusqu'au bout, jusqu'à la manifestation de la vérité", insiste ce père meurtri. "Jonathan a été tué". Autrement dit, comment supporter l'idée d'un non-lieu, l'absence de responsabilité ? "Les coupables sont connus mais le juge d'instruction considère que les amis de Jonathan, témoins de la scène, mentent", se crispe Georges Vioud. "Je veux la vérité, que ce soit des adversaires du soir ou des amis de toujours de Jonathan". L'affaire s'enliserait-elle sous les lenteurs d'un juge d'instruction "qui ne prend pas l'affaire au sérieux" ? Le père de la victime en est convaincu. " Le juge a conclu à une mort naturelle alors que les expertises relèvent un décès traumatique dû aux coups. Ce n'est pas la preuve d'un assassinat, ça ? ", hurle de douleur Georges Vioud. En attendant, le juge d'instruction a remis son dossier au procureur de la République qui décidera soit d'une poursuite des investigations, soit d'un non-lieu. "Si c'est un non-lieu, nous ferons appel, jusqu'en cassation s'il le faut", prévient Georges Vioud. D'ici là, l'association Pour Jonathan renouvelle son tournoi de foot, ce samedi 13 juin au stade de La Rochette.